Cadillac – Originul

Originul

Cadillac, un des 3 membres du Stupeflip Crou, nous offre un premier album en cette année 2018. Les 2 premiers albums du Stupeflip m’avaient bien fait délirer et la découverte avait été très bonne. J’avais depuis lors lâché un peu le groupe.Ce premier disque solo de Cadillac est une bonne surprise.

Personnage excessif et parfois caricatural qui n’apparaissait que par touches dans l’univers de Stupeflip, Cadillac s’offre ici 21 titres tous dévoués à développer un personnage qu’on ne connaissait pas forcément aussi bien qu’on ne le pensait. Comme chez Stupeflip, l’album est composé d’un bloc, fait de titres et de transitions. Certains titres ressortent forcément du lot. On se prend ainsi dans la tronche Game Over, on gueule avec un bonheur non feint le refrain de Débile  qui nous donne une furieuse envie de participer à un concert du bonhomme juste pour hurler ça avec lui. On plie face à l’efficacité frontale de SPDC,  Zoo ou Coca-Cola et on se marre tout en étant impressionné par les jeux d’écriture que représentent A.K.A et L’humour Fou tout comme on se sent assez mal à l’aise à l’écoute des titres glauques et proche de l’horreur que sont Limace ou C Guignol. On aime aussi beaucoup les instants bien plus pop et chantés, que sont Ego Slave ou Rétroviseur, prouvant à ceux qui pouvaient en douter que Cadillac n’est pas qu’un type qui hurle.

Au final, c’est bien un sentiment d’unité qui ressort de l’album, d’une histoire qui se diffuse tout au long et qui ne choisit pas entre les genres ni entre la façon de raconter les histoires. Entre punk, rap, ambiance cinématographique, Originul impressionne dans sa manière de nous rendre accessible un univers aussi étrange et personnel. On est à mis chemin entre du Stupeflip et du Poésie Zéro…

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Lost Love – Good Luck Rassco

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Lost Love est un groupe de Montréal. Good Luck Rassco est le troisième album du groupe qui est sorti en 2018 chez Guerilla Asso et Stomp Records. On y retrouve 11 titres.

J’avais déjà bien aimé l’album précédent, Comfortable Scars, datant de 2016. On est dans la lignée de cet album. Les 3 musiciens nous balancent de l’excellent indie/punk. On navigue entre les premiers albums de Weezer et des trucs plus récents à la Jeff Rosenstock ou The Menzingers (sans tomber dans le côté lancinant/pop d’un Menzingers). Les 11 titres d’une moyenne de 3 minutes sont autant d’odes à la joie et donnent envie de chanter à tue tête et de se trémousser devant sa platine.

Tu veux être de bonne humeur, prends une dose de Lost Love !

 

 

Lame Shot – Try Again

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Lame Shot nous a sorti son deuxième album en 2018, 6 ans après le précédent. L’album des Toulousains est sorti via Guerilla Asso et Monster Records. Il contient 10 titres. Ce qui saute premièrement aux yeux est le très bel artwork fait par Freddy Coste. L’artwotk est déjà bourré de références à la fin des nineties, la musique et les paroles le sont tout autant.

Musicalement les 4 larrons nous sortent un pop punk ultra efficace. On ressent l’influence de groupes plus anciens comme Blink 182, The Ataries ou les plus récents Masked Intruder. Les dix titres tiennent sur la plaque en à peine plus de 20 minutes. Niveau référence, on pense aussi au ciné avec Home Alone et Jurassic Parc entre autres.

Les 4 Toulousains nous sortent une excellente plaque qui me rend de bonne humeur ! 20 minutes de pur plaisir pop punk.

Not Scientists – Golden Staples

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Le quatuor originaire de la région de Lyon qui existe depuis 2012, nous sort un deuxième album en 2018. Il contient 10 titres et est sorti sur les labels Rookie Records et Kidnap Music.

J’avais vraiment bien aimé le premier ep du groupe et le premier album datant de 2015. Je trouve que ce disque est plus noir que les précédents. On ressent une influence post punk sans toutefois tomber dans le côté lancinant/chiant/pleurnichard de certains groupes post punk. Certains titres ont parfois un côté Stones Roses voire The Cure (Sky On Fire). Le groupe n’oublie pas pour autant ce qui fait sa force: des mélodies ultra bien ficelées et une très belle énergie (Paper Crown, Perfect World).

Entre plusieurs tournées européennes et nord-américaine, Not Scientists a pris le temps de nous enregistrer ces 10 titres en Espagne. Hormis dans la voix, on est bien loin du skate punk des Unco, groupe des guitaristes de Not Scientists. Un groupe à voir sur scène tant le groupe dégage une très belle énergie.

Nervus – Everything dies

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Nervus est un groupe de Watford qui existe depuis 2016. Ce Everything Dies est le premier album du quatuor. Il est sorti en avril 2018 chez Big SCary Monsters. Il contient 10 titres et dure 37 minutes.

Le groupe avait été la découverte, pour ma part, du festival This Is My Fest en mai. Une claque en live à mi-chemin entre du Weezer et du The Smith Street Band. Sur disque, je suis un peu déçu, je trouve leur musique un peu molle par rapport à l’énergie que le groupe arrivait à avoir en live. On est face à du punk rock tendance emo avec quelques passages faisant penser à du Fountains Of Wayne (Sick Sad World), du Weezer ou du Frank Turner. Je trouve que la présence du clavier couvre parfois la richesse musicale du groupe.

Hormis, Sick Sad World (et It Follwos) qui est une véritable petite perle indie punk, le reste du disque me laisse un peu pantois.

The Decline ! – Heroes on empty streets

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The Decline ! nous a sorti un quatrième et dernier album en mai 2018. Dernier, car depuis septembre, le groupe a malheureusement cessé ses activités. L’album contenant 12 titres est sorti via les labels suivants Kicking Records/Rural Muzik/Zone Onze/Guerilla Asso/Abracadaboum.

Ce disque est une très belle épitaphe pour la fin du groupe, les Bretons nous sortent un excellent album de street punk. Par moments, on a même l’impression de revenir à du Nevrotic Explosion (ancien groupe de certains des membres). La batterie est étouffée et réduite à sa primitive expression tellurique, la basse se noie dans le crachat, la guitare lamine, tranche, érafle la bienséance, les chœurs possèdent une capacité roborative, et le chant est habité, scandant ses textes comme un gourou bavant devant la masse des simples d’esprit buvant ses paroles prophétiques (dixit Daily Rock France).

Cet album est une excellente plaque qui cloture une dizaine d’années de route pour les Bretons. A ranger entre du Pogues, du Ramones et du Clash !

Robert Openightmare – Air Fart One

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7ème album pour les trois lascars de la région de Toulouse. Robert Openightmare, anciennement (?) Openightmare tout court est de retour avec un nouvel album en 2018. L’album est sorti entre autres via Les Disques de Géraldine, Never Trust an Asshole et Les Productions du Chauve et il contient 9 titres.

En plus de 15 ans d’existence, le trio n’a rien perdu de son énergie et cet album est à nouveau une belle réussite. Openightmare est un groupe que je ne vais pas mettre spontanément sur ma platine, mais dès que j’écoute une plaque ou un de leur titre, je me surprends toujours à être étonné et agréablement surpris par la qualité de leur production.

Le trio nous sort une disque qui sent bon les fondamentaux du punk rock avec un paquet d’influence stoner et rock. On est quelque part entre Helmet et Flying Donuts. Des titres de 2, 3 minutes avec une puissance bien rock et une envie d’en découdre bien punk !

On devrait tous écouter de temps en temps s’écouter un petit Openightmare pour se donner un gros boost d’énergie. Un groupe à suivre !